vendredi 3 octobre 2008

TONY SUR LA TOILE ou LA VERITE NE SORT PAS QUE DE LA BOUCHE DES ENFANTS

tertulia du samedi, le palco au complet, Jacques et Les Chiquillos Greg et Vincent et Lionel Aguilella de la ST La Muleta, invité
photo e.lanfranchi


FERIA DU RIZ 2008 QUELLE TRISTESSE !


Même le temps a boudé aux Arènes. Heureusement Dimanche matin, il faisait grand soleil partout sur les gradins et en piste.


Des corridas que dire, c'est très difficile car il n'y a rien à retenir. Des toros sans intérêt pour qui va aux arènes pour voir réduire et dominer, autrement on va directement au cirque. Même Mendoza a fini par prendre une belle gamelle.


Sur trois corridas j'ai seulement retenu et c'est court cinq naturelles et deux pechos de Cesar Jimenez, quelques véroniques de Juan Bautista.


Une faenita avec une bonne épée de Sergio Aguilar à un adversaire assez intéressant à combattre envoyé et convoyé par Escolar Gil lui-même content d'avoir obtenu le prix de la concours. Peut être que d'être allé le voir au campo lui a donné la volonté de se surpasser pour nous remercier.


Seule la novillada fut assez intéressante. Du bétail faible, assez rugueux sans trop pour nos jeunes . Marco Leal égal à lui-même a besoin de s'améliorer et tâcher d'éviter les ficelles déjà acquises pendant sa courte carrière. Miguel Tendero aussi manque un peu de métier mais pas de courage. Heureusement Tomasito quoique malheureux avec la rapière nous fit vibrer à ses deux faenas par son temple et aussi la bonne construction de son travail afin de résoudre les problémes posés. Dommage pour lui que sa cuadrilla ne fut pas à la hauteur tant dans l'éxécution que dans les conseils vociférés depuis les burladeros. Aussi furent'ils fortement tancés par l'apoderado Simon Casas. Il est à regretter que, surtout pour Tomasito et aussi pour nous, son conseiller technique Curro Caro ne se soit pas manifesté fermement depuis le callejon à la manière d'un José Antonio Campuzano avec Sébastien Castella ou d'un Santiago Lopez avec Juan Bautista, épaulant leur torero jusqu'à leurs triomphes majuscules à las Ventas de Madrid.





Cette feria tristounette à la plaza de toros fut riche de souvenirs vécus à l'époque des triomphes de notre Pierre Schull national et magnifiquement évoqués par Evelyne et Jacques Lanfranchi pour fêter le cinquantenaire de son alternative. Moments émouvants en présence de sa famille venue spécialement à Arles pour lui rendre hommage. Il nous a quitté hélas trop tôt mais il aurait sûrement été très fier de venir dévoiler lui-même la plaque souvenir dans l'entrée principale de ses chères arènes d'Arles.


Petite tertulia bien modeste à côté de celles pertinentes de notre ami Jacques à la tribune de la Cour des Podestats.


Espérons vivement que l'empresa se fera violence pour nous faire vivre une temporada 2009 digne de ce nom.


Hasta luego TONY EQUIN, le doyen du conseil d'administration
septembre 2008