samedi 28 février 2009

LE PALACIO NACIONAL ET LES PEINTURES DE DIEGO RIVERA

Un petit retour en arrière pour faire un zoom avec vous sur le palacio nacional dont la façade donne sur le Zocalo. Vous vous rappelez là où Marcel a rencontré l'indien et là où campaient les libres penseurs. Tous foulards rouges Ricard autour du cou, avions nous conscience de l'endroit où nous étions? Pas forcément. Les pieds sur les ruines des maisons de Moctezuma II, empereur aztèque de 1502 à 1520, nous avons traversé l'histoire du Mexique sans nous en apercevoir. Hernan Cortes fut le premier habitant de cet espace en 1523 qu'il fit bâtir en forteresse et de style toscan. Il fut détruit par les tumultes de 1692 et reconstruit avec des étages supplémentaires pour abriter successivement le siège du gouvernement colonial, les vice rois et empereurs puis les présidents du Mexique. Normal dont qu'une fresque retraçant l'histoire du Mexique y figure en si bonne place . Les murs de l'escalier monumental sont le lieu choisi par Diego Rivera, peintre muraliste.(il peint sur les murs, précurseur de nos tags sans doute). Diego Rivera est né en 1886 dans l'état de Guanajato (autre étape du voyage) et il vécut jusqu'en 1957. Il est considéré comme un des plus grands peintres contemporains, son chef d'oeuvre est la fresque "Mexico au travers des siécles". Celle que nous avons sous les yeux. Elle est divisée en 10 séquences. Se font face à face sur les murs latéraux les parties 1 et 2. Pour le 1 : la lutte des classes, le personnage central est Karl Marx, entouré de deux visions évolutives et "destructrices" du monde : Wall Street, la corruption du clergé, les finances étrangères(de quoi satisfaire nos libres penseurs. Au fait ont 'ils fait la visite?). Les chevaliers de Colomb exploitant les indigènes, Frida et Christine Kalo, porte parole du marsixme et les ouvriers mexicains.
Sur le mur d'en face la fresque 2 : la légende de Quetzalcoalt, personnage légendaire, dieu des cultures toltéques, mayas et aztèques. Un soleil à l'envers symbolise le crépuscule des cultures préhispaniques. Les pyramides du soleil et de la lune y ont bonne place comme l'astronomie, les guerres sacrées.
En plein centre la zone 3 représente la fondation de Tenochtitlan en 1325 par un aigle perché sur un cactus (son symbole), la zone 4 juste en dessous illustre la conquête de Tenochtitlan par Cortes en 1521,le calendrier aztéque et un sacrifique humain. La zone 5 à gauche de la partie centrale représente l'époque coloniale : destruction des temples, le père Bartolomé de las Casas, protecteur des indigènes, les conversions forcées, l'inquisition imposée par Cortes et sa compagne La Malinche. Le viol d'une indigène symbole du métissage forcé. La partie 6 grave l'indépendance du mexique proclamée le 15 septembre 1810, le personnage central est Don Miguel Hidalgo, chantre de la liberté, Vicente Guerrero qui brandit le drapeau tricolore et un nouvel empereur Agustin de Iturbine en 1822. le 7 retrace l'invasion américaine en 1847. La partie 8 le retour aux lois de la réforme avec Don Benito Juarez, le pouvoir n'est pas encore aux mexicains.Les généraux proclament Maximilien de Habsbourg empereur du Mexique! La zone 9 est la zone de l'invasion française de 1852 à 1867 avec l'éxécution de Maximilien (St Emilion pour nos connaisseurs) et de ses généraux mexicains le 19 juin 1867 à Queretaro (autre étape du voyage) et enfin la zone 10 qui est consacrée à la révolution mexicaine, elle a commencée en 1910 sous la devise :"Terre, Pain et Liberté".Don Francisco Madero, Doroteo Arango (alias Pancho Villa) sont accompagnés de Don Venustiano Carranza qui promulgua la constitution en 1917 dans l'état de Queretaro (teatro de la constitucion que nous avons visité). Constitution qui veille toujours sur l'état mexicain.
Je fus un peu longue, mais les peintures de Diego Rivera ont cette magie : elles vous remplissent de couleurs et d'histoire, elles vous imprègnent d'appels à l'égalité, à la liberté et à la fraternité et surtout à la tolérance de nos différences.
Stop arrêt sur image : notre groupe a particulièrement mis en pratique une belle indifférence à ce message.

épisode suivant la monumental de Mexico
Evelyne Lanfranchi Monleau

video

1 commentaires:

Anonyme a dit…

prowaniOUI OUI